Notre Manifeste
L'architecture a longtemps cru pouvoir ignorer ce qui l'entoure. Maîtriser la matière, figer l'espace, livrer un objet parfait et immuable. Ce modèle a produit des bâtiments qui vieillissent mal, des quartiers sans vie, des villes imperméables et hostiles au vivant.
Nous croyons l'inverse. Un bâtiment n'est pas terminé le jour de sa livraison. Il commence à exister quand ses habitants se l'approprient, quand la lumière change avec les saisons, quand le végétal colonise ses façades, quand le sol respire sous ses fondations.
L'architecture vivante n'est pas un style. C'est une posture.
Pas comme décoration ajoutée après coup — quelques arbustes devant la façade, une jardinière sur le balcon. Mais comme élément structurant du projet dès l'esquisse : continuités écologiques, gestion de l'eau, biodiversité intégrée, végétation en dialogue avec le bâti.
Un bâtiment doit pouvoir changer sans souffrir : changer d'usage, accueillir de nouveaux habitants, s'adapter au climat qui se transforme. Nous privilégions les structures souples, les matériaux qui vieillissent bien, les espaces qui acceptent la transformation.
Chaque projet naît d'un site spécifique avec sa topographie, son histoire, son microclimat, ses usages. La tabula rasa est pour nous un aveu d'échec. Comprendre un lieu avant d'intervenir, c'est la base de tout.
Construire moins mais mieux. Réemployer, économiser, choisir des matériaux locaux. La sobriété n'est pas une contrainte — c'est une forme d'élégance.
"L'architecture vivante, c'est concevoir un bâtiment comme on conçoit un jardin : avec humilité face au site, patience face au temps, et conviction que le vivant est le meilleur allié du projet."
LIBER.ARCHI est fondé par Guillaume Ciletti, architecte HMONP, également fondateur de POESAGES, bureau de conception paysagère actif depuis 2016.
Cette double culture — dix ans à concevoir des jardins, des espaces publics, des aménagements paysagers, nourris d'études de biologie et d'architecture du paysage — nous donne une vision que peu d'agences d'architecture peuvent revendiquer : celle d'un projet conçu de l'intérieur vers l'extérieur, du sol au toit, sans rupture entre bâti et vivant.
Nous ne sous-traitons pas le paysage. Nous le pensons en même temps que l'architecture.