
Service 01
Le bâtiment et son jardin naissent sur la même feuille. Nous dessinons l’un avec l’autre, jamais l’un après l’autre.
Avant le premier trait, il y a un lieu. Une pente qui retient l’eau, un chêne qui porte l’ombre loin, un vent qui couche les herbes, une vue qui file vers la crête. À mon sens, tout cela dessine déjà. Notre travail commence là : écouter ce déjà-là, puis le prolonger.
Concevoir intégré au paysage, c’est dessiner le plan de masse, la coupe et le jardin ensemble, à la même table, au même crayon. La limite entre architecture et paysage s’estompe : le mur devient muret qui épouse le terrain, la toiture devient prairie, le seuil devient lisière. Dedans et dehors se répondent, jusqu’à ne plus savoir où l’un commence.
Les échelles
Un projet juste se tient à toutes les échelles à la fois. Nous le vérifions sans cesse, du territoire au nichoir.
Lignes de crête, continuités écologiques, ruissellements, vis-à-vis : un projet s’inscrit d’abord dans une géographie. Nos relevés par drone et nos marches sur site donnent à lire cette épaisseur avant le premier trait. Un toit se voit depuis la colline d’en face ; autant qu’il lui réponde.
Le jardin structure le plan dès l’esquisse : il place les ombres d’été, guide l’eau de pluie vers les noues, réserve la pleine terre, étage ses strates, arbres, arbustes, vivaces, là où elles servent le bâti. Jardiner l’architecture, bâtir le jardin : chez nous, les deux gestes n’en font qu’un.
Implantation selon la pente et la course du soleil, ouvertures cadrées sur ce que le site offre de meilleur, matériaux qui prennent la patine : bois, pierre du pays, enduits à la chaux. Le bâtiment se comporte en habitant du lieu, pas en propriétaire.
Un appui de fenêtre qui devient perchoir, des câbles tendus en façade pour les grimpantes, un muret de pierre sèche qui loge le lézard des murailles. Le vivant s’installe souvent là, dans le presque rien. Nous dessinons ces détails avec le même sérieux qu’une charpente.
La méthode
Quatre temps reviennent dans chaque projet, un chemin que chaque site infléchit à sa manière.

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Tout commence par des heures passées sur place, carnet en main. Relevé photogrammétrique par drone, lecture du sol et des essences déjà là, écoute des usages et des vis-à-vis. De cette lecture sort la matière première du projet : ce que le lieu demande, ce qu’il refuse, ce qu’il promet.

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Sur la même feuille, le plan du bâtiment et celui du jardin avancent d’un seul mouvement. Une pièce se déplace ? L’ombre du futur arbre aussi. Ce va-et-vient au crayon ancre le végétal au cœur du plan, bien avant le choix des menuiseries.

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Le végétal entre au projet dès l’esquisse, comme un matériau à part entière : continuités écologiques, gestion de l’eau de pluie à la parcelle, désimperméabilisation, micro-habitats. La coupe raconte cette alliance : socle minéral, structure bois, câbles tendus pour les grimpantes, toiture semée. Les matériaux biosourcés et locaux complètent l’ensemble, une sobriété qui a de l’élégance.

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À la livraison, le projet n’est pas fini : il commence. Les plantations s’étoffent, la patine vient, les mésanges repèrent le nichoir intégré au bardage. Nous concevons pour ce temps long et restons présents les premières saisons, le temps que le jardin prenne. Un bâtiment intégré à son paysage est plus beau à dix ans qu’au premier jour.
Notre singularité
« Dix ans de conception paysagère avant l’architecture : cette double culture fait entrer le sol, l’eau et le végétal dans le projet dès la première esquisse. C’est notre façon, modeste, de prendre soin des lieux qu’on nous confie. »
Maison, extension, rénovation ou concours : parlons de votre site et de ce qui y pousse déjà.